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lundi, 30 juin 2008
Ré édition
" La compassion se définit sommairement comme un état d’esprit non violent, non offensif, non agressif.
C’est une posture mentale fondée sur le souhait de voir les autres se libérer de leur souffrance, et qui va de pair avec le sens de l’engagement, de la responsabilité et du respect d’autrui.
Tse-wa, compassion en tibétain, sous entend que l’on se souhaite de bonnes choses à soi-même. Autrement dit, rien n’interdit de commencer par alimenter ce sentiment en se souhaitant d’être libre de toute souffrance, pour ensuite le cultiver, le renforcer et l’étendre au monde extérieur en y englobant les autres.
S’agissant de la compassion, on court toujours le risque de la confondre avec l’attachement. Aussi importe-t-il d’en distinguer deux types.
La première sorte de compassion se nuance d’attachement – on exerce sur l’autre une certaine emprise, ou bien, on l’aime pour être aimé en retour. Cet amour ordinaire est tout à fait partial et faussé. Même si l’on identifie l’autre comme une personne amie. Au moindre changement de situation, s’il y a désaccord, ou colère, tout à coup cette projection mentale se modifie. Vous verrez alors s’évanouir cette impression d’attachement et, en lieu et place de ce sentiment, vous irez jusqu’à éprouver de l’aversion, voire de la haine.
Cependant, il existe un second type de compassion qui ne repose pas sur le fait que telle ou telle personne me soit chère, mais plutôt sur la considération suivante : tous les êtres humains caressent le désir d’être heureux et de surmonter leurs souffrances, tout comme moi-même. Et, tout comme moi-même, ils ont naturellement le droit de réaliser cette aspiration fondamentale. Une fois reconnue cette communauté d’aspiration, il se déploie un sentiment d’affinité et de proximité avec l’autre, qu’il soit perçu comme un ami ou comme un ennemi. Cette compassion repose davantage sur les droits fondamentaux de l’autre que sur notre propre projection mentale.
Dés lors, on voit en quoi il est essentiel de cultiver cette compassion authentique dans la vie quotidienne.
Le mariage comporte en général une part d’attachement. Mais je crois que, s’il intègre également cette composante de la compassion authentique, alors cette union aura toutes les chances de durer. "
Extrait "L'Art du bonheur". Dalaï Lama et Howard Cutler.
11:38 Publié dans Hymnes - Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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