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jeudi, 03 janvier 2008
Extrait.
"Il est bon de se livrer quotidiennement à la tâche méditative qui consiste à désenchevêtrer la nature Vie/Mort/Vie.
Pour se donner du coeur à l'ouvrage, le pêcheur chante une petite chanson. Elle est destinée à l'aider à prendre conscience des choses. Nous ignorons ce qu'il chante. Nous ne pouvons que le deviner. Ce serait bien de faire comme lui, de chanter dans ces circonstances quelque chose comme :
" Que dois -je faire mourir un peu plus aujourd'hui, de façon à créer un peu plus de vie?
Qu'est ce que je sais devoir mourir, mais que j'hésite à laisser mourir.
Qu'est ce qui doit mourir en moi pour que je puisse aimer?
Qu'est ce que je craints qui n'est pas beau?
En quoi le pouvoir du pas-beau peut-il m'être utile aujourd'hui?
Qu'est ce qui doit mourir aujourd'hui?
Qui doit vivre?
A quelle vie ai je peur de donner naissance?
Et si ce n'est pas pour aujourd'hui, pour quand est ce?"
Si nous chantons le chant de la conscience jusqu'à sentir la brûlure de la vérité, nous enflammons l'obscurité de la psyché, de façon à voir ce que nous sommes entrain de faire-de faire vraiment, et non pas ce que nous voudrions croire être en train de faire.
C'est cela désenchevêtrer nos sentiments, c'est cela commencer à comprendre pourquoi il faut vivre l'amour et vivre la vie au plus profond des os.
Clarissa Pinkola Estés. Femmes qui courent avec les loups.
20:10 Publié dans Hymnes - Citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
j'avais presque oublier ce livre merci et au fait bonne année ;-)
Ecrit par : Bérangère | mercredi, 09 janvier 2008
Je ne suis pas certaine de tout "saisir" mais je crois comprendre (il faudrait que je lise le livre je suppose).
:-)
Ecrit par : Cocje | vendredi, 11 janvier 2008
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